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Jacques (dit le Flahute) Claude Reclus n’est plus - Avec le départ de Claude Reclus, c’est un des derniers grognards du C. A. Béglais cyclisme qui s’en va. Il avait débuté par le Polo-Vélo à l’U. S. Talençaise, avant de bifurquer tout doucement vers le cyclisme. Arrivé au C. A. Béglais en 1960, il va monter jusqu’en 1e catégorie, après avoir été...- (Gérard DESCOUBES - Sud Gironde - CYCLISME)

10 Février 2020 , Rédigé par Gérard DESCOUBES - Sud Gironde - CYCLISME Publié dans #Amateurs, #Rétro, #SudGironde-Cyclisme, #Gérard DESCOUBES

Jacques (dit le Flahute) Claude Reclus n’est plus

 

Avec le départ de Claude Reclus, c’est un des derniers grognards du C. A. Béglais cyclisme qui s’en va. ….

 

 

Avec le départ de Claude Reclus, c’est un des derniers grognards du C. A. Béglais cyclisme qui s’en va. Il avait débuté par le Polo-Vélo à l’U. S. Talençaise, avant de bifurquer tout doucement vers le cyclisme. Arrivé au C. A. Béglais en 1960, il va monter jusqu’en 1e catégorie, après avoir été comme tant d’autres, freiné par ses obligations militaires effectuées en Algérie. Trapu, ramassé et tonique sur sa machine, son petit foulard noué autour du cou, sous ce style particulier, il fut surnommé par les anciens pros du club (P. Mancicidor et G. Virol) le ‘’Flahute’’. Tellement son allure rappelait celui, des rudes coureurs Belges originaires des Flandres. Il débutait lentement et difficilement dans le cyclisme, conscient qu’il était très limité en vitesse terminale, il fallait qu’il arrive seul pour conquérir dame victoire. La première arrivera à St. Louis de Montferrand en 1960, 1961 sera sa grosse saison, il cueille les bouquets de la gloire à Castres Beautiran, Eysines, La Brède, Anglade et surtout La Réole ou en giclant à la borne, il va mystifier chez lui, le futur sélectionné des championnats du monde de poursuite le fameux Christian Cuch, et le non moins redoutable C. Dècle. Il échoue à la seconde place du Tour du Médoc, au Pont de La Maye (1e M. Bidart), à la 3e du grand prix de Marmande (1e A. Dal Sie), en 1962 il termine 3e à Andernos devancé par les enfants du pays A. Delort et J. Rinco. Alors que sa carrière se trouve en plein essor, son frère ainé disparait dans un accident de voiture. Lui le célibataire devient alors un peu, le patriarche de la famille, il trouve moins de temps pour le cyclisme, petit à petit il va disparaitre des résultats et raccrocher en 1965. Puis un destin contraire va le poursuivre, plusieurs accidents graves vont l’amoindrir et le laisser avec du handicap. Heureusement Claude reste comme sur le vélo un lutteur, il essaiera tant bien que mal à donner le change en toutes circonstances. Sur la fin de son existence, lui le célibataire chronique, deviendra ronchon et râleur mais on lui a toujours pardonné. Il aimait malgré tous ses déboires, se retrouver en spectateur, sur les grandes courses régionales, où sur les routes du Tour de France. Sa fin de vie sera pénible, il aura fallu que la grande faucheuse insiste lourdement pour qu’il lâche prise. Claude avait quelque chose qui venait du cœur, un attachement sans borne pour ceux qu’il aimait. Il laisse à ses proches qui auront eu l’immense bonheur de le côtoyer, un joli souvenir qui ne s’éteindra jamais tout à fait. Il était né en avril 1936 il est décédé le 29 janvier 2020.

Gérard Descoubès

Anecdote : en 1974 le C. A. B. Cyclisme se trouve qualifié pour les mondiaux sur piste qui se disputent à Caen. Claude homme de défi, alors qu’il n’ait plus remonté sur un vélo depuis une décennie, décide de rejoindre Caen (530 km de Bordeaux) à vélo, pour encourager ses copains Bèglais, il bouclera son périple en 3 jours. Il avait réalisé son ‘’petit ‘’exploit juste sur sa robustesse physique et sa volonté à toutes épreuves.

 

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