Partager l'article ! Cyclisme - matériel : Cyfac habille les cadres sur mesure: Aymeric Le Brun a repris l'entreprise il y a trois ans. « Fa ...
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Aymeric Le Brun a repris l'entreprise il y a trois ans. « Fait à la main à La Fuye, en France », c'est la signature d'un vrai Cyfac. A partir de 4.500 €.
Il faut dix à douze semaines pour fabriquer un cadre de vélo siglé Cyfac dans l'entreprise de Hommes. Les mesures du client sont prises à partir d'une trentaine de points sur le corps. - (dr)
En catégorie loisirs ou compétition, Cyfac en connaît un rayon sur les vélos, qu'elle conçoit sur mesure. Créée en 1982 par Francis Guillon, l'entreprise de Hommes emploie 17 personnes pour la confection de cadres cyclistes en carbone, acier ou aluminium. « Nos clients font souvent partie d'une population épicurienne, qui aime l'image d'une fabrication dans la vallée de la Loire – surtout pour les étrangers », expose Aymeric Le Brun, directeur général de l'entreprise. L'export représente 25 %, dont les États-Unis, l'Australie et la Grande-Bretagne. Le chiffre d'affaires 2011 a été de 800.000 euros.
" Produit plaisir, de l'émotionnel "
Il a repris Cyfac il y a trois ans, après avoir été responsable produits. Continuant un virage pris dans les années 2000, il privilégie une plus grande visibilité de l'entreprise, longtemps sous-traitant de fabricants. « Nous avons repensé le site internet, avec une grande personnalisation : le choix parmi 30.000 couleurs, des pochoirs personnalisables ou la forme de la selle… Tout est possible ! » Les mesures sont prises à partir d'une machine propre à la marque. 600 à 700 cadres sortent chaque année. Le client choisit donc la forme du cadre qu'il souhaite, tourné vers la compétition ou le loisir. Le carbone représente désormais 50 % de l'activité. « Six fois plus léger que l'acier, il a l'avantage de présenter à la fois une grande nervosité, et d'absorber les vibrations », expose Marc, maestro de l'assemblage des tissages de carbone – en sergé ou en taffetas, selon l'endroit du cadre. C'est en revanche un produit compliqué, car il ne se soude pas, mais se colle. « On propose un produit de luxe, de prestige. C'est notre valeur ajoutée, souligne Aymeric Le Brun. On est dans l'émotionnel. Si certains clients sont très aisés, d'autres se font plaisir pour leur retraite en s'offrant un Cyfac ! » Le personnel est très qualifié. Il faut un an pour faire un bon peintre. Son aérographe à la main, Sonia décline la gamme « absolu » : on peut tout faire, selon les souhaits du client depuis la couleur jusqu'au motif. Corollaire du « fait main », le délai est de 10 à 12 semaines : « L'attente fait partie du plaisir », estime le directeur général. Signe de la reconnaissance : certains clients demandent aux ouvriers de signer sur le cadre !
Contact : http://www.cyfac.fr/

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